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Red Fish Dub Syndrom
Interview de “RED FISH DUB SYNDROM” par Romain Holmière Jocelyn (batterie), Greg (basse), Ben (guitare et scratch), Jeanne (violon), Michel (machine) forment le Red Fish Dub Syndrom. Ce combo 100 % amiénois a su élaborer un Dub à la fois riche et abstrait se nourrissant d’influences musicales variées. Après la sortie officielle de leur album, le 26 septembre 2007 à la Malle à Disques et à la FNAC d’Amiens, le Red Fish Dub Syndrom est entré en résidence à la Lune des Pirates (Amiens) avant leur concert du 27 octobre 07. En compagnie de leur manageuse Claire Defarcy, les « Red Fish » reviennent sur leur parcours et sur leur travail effectué en résidence.
Certains d’entre vous viennent des musiques électroniques les plus « hardcore », d’autres sont issus du reggae ou de la chanson française. Comment en êtes-vous arrivé à créer le « Red Fish Dub Syndrom » ? Michel : Ca remonte à 2002. A l’époque, nous formions avec Ben, Greg et Rupert un quattuor (2 machines, guitare et basse) au sein des « Cercles Concentriques », un collectif électro amiénois composée d’une dizaine de personnes. Dans les soirées du collectif, la musique était extrêmement variée. Nous jouions des mix reggae jusqu’aux mix les plus hardcore en passant par le Hip-hop. Avec les Cercles Concentriques, en tant que DJ ,notre quattor qui allait devenir plus tard, Red Fish Dub Syndrom, a fait beaucoup de free party et de sound system dans les bars, nous avons aussi joué à la Grange à Musique (Creil) et à la Lune des Pirates. Greg : C’est à l’époque des free party que nous avons rencontré Jocelyn (Batterie) qui dansait comme un fou devant nos murs de son dans les bois (rires...). Il appréciait nos mix drum and bass et jungle et tant que batteur, on lui proposé de faire partie du groupe. Au même moment, Jeanne et son violon nous ont rejoint dans l’aventure. Jeanne : En ce qui me concerne, je les connaissais déjà depuis le lycée et puis le monde amiénois est relativement petit... Moi j’avais une formation classique et avant Red Fish, j’avais joué pendant 7 ans dans un groupe de chanson française rock, « Daïoul ». Avec ces nouveaux ingrédients comment avez-vous reforgé votre identité musicale ? Michel : Il est vrai qu’à la base notre sonorité était plus proche d’une « jungle techno dub » que ce que nous faisons aujourd’hui. Nous avons eu une première résidence à la Lune des Pirates en octobre 2005 pour y jouer un concert et c’est là que nous avons intégré la batterie et le violon. Cette première résidence a véritablement servi à incorporer les nouveaux instruments et à appréhender le potentiel de ces nouvelles sonorités. Avec cette évolution dans la formation cela a confirmé la dimension mélodique de nos compositions qui était déjà très présente dans le quattor, mais notre identité musicale est devenue moins électronique, moins « bouclée » et plus chaleureuse.
On sait à quel point il est difficile pour un groupe d’avancer seul. Vous avez su vous entourer pour vous concentrer sur l’artistique grâce notamment à Claire Defarcy de la Lune des Pirates qui vous suit depuis le début. Claire : C’est vrai, je manage ce groupe, ce qui n’est vraiment pas simple, (rires...). Je m’occupe par ailleurs de la communication, de l’administration, du booking ...En réalité, nous sommes toute une équipe. La plupart de l’équipe nous suit depuis le début, depuis la première résidence en 2005 comme Gwenn qui crée les lumières, Alex aka Ramon, notre ingénieur du son, ou Marion alias Graphikot notre graphiste qui a conçu l’identité visuelle du groupe. Récemment, Lor, une webmaster nous a rejoint pour la réalisation du site Internet. Depuis peu également, la Mais°n (Vadim Vernay), nous apporte un soutien précieux dans l’accompagnement administratif et la promotion. Mais il y a aussi Billy, Ludovic Leleu et Vincent de la Mine pour les photos, David Monet d’Ikoz pour des coups de main administratifs, Thierry de la Malle à Disques pour la sortie d’album... On pourrait citer beaucoup de personnes... Fin septembre 2007, vous avez refait un tour par la Lune pour une résidence, deux ans après vos débuts, qu’en retirez-vous ? Greg : C’était vraiment bien !!! (Rires). Sérieusement... Grâce à l’expérience acquise ces deux dernières années, nous avons pu nous concentrer sur autre chose que le son uniquement. Nous avons par exemple mis en place un vrai plan de feu pour les lumières avec Gwenn. Ce temps de travail a donc été très efficace et nous permettra de nous adapter aux différents lieux de diffusion où nous irons jouer. Pour la scénographie, nous avons aussi reçu un soutien de Vadim (Vadim Vernay) durant la résidence. Il est venu nous offrir un regard extérieur et aguerri. C’est vraiment important d’avoir cette vision plus objective pour pointer les défauts qu’on n’arrive pas toujours à percevoir. Au terme des 5 jours de résidences, nous avons eu aussi une petite formation par Cédric Parfait, administrateur de la Lune des Pirates, qui nous a permis d’entr’apercevoir la complexité de la gestion du monde associatif... Il nous a bien remis les pieds sur terre concernant un tas de démarches pour lesquelles nous étions complètement à côté...
Jocelyn : Au final, cette résidence nous a apporté un certain confort sur scène. Si nous pouvions caler notre jeu en répet, c’est vraiment en résidence, avec Alex (Ramon) que nous avons pu régler tous les retours, le son en façade. Notre rapport à la scène est beaucoup moins aléatoire. Nous avons tenté d’apporter le plus de cohérence possible sachant qu’il s’agit de conjuguer des machines et des instruments acoustiques. À l’issue de cette résidence, vous avez pu présenter votre travail dans le cadre d’une rencontre avec le public à la Malle à Disques et d’un apéro-rencontre à la Lune des Pirates, comment se sont passés ces moments ? Jeanne : Super... Les gens étaient curieux, demandeurs. Nous avons pu présenter notre album et il y a eu de bons échanges sur notre travail. C’était plutôt drôle et convivial. Des amis étaient venus bien sûr mais aussi beaucoup de personnes, des jeunes en particulier, que nous ne connaissions pas. Ils nous ont posé des questions sur nos influences, sur notre façon de composer les morceaux et de nous accorder. On sentait un vrai intérêt pour les machines électroniques et les systèmes de programmation.
Avec ce nouvel album et cette expérience renforcée, comment abordez-vous l’avenir du groupe à court terme ? Claire : Nous allons mettre le paquet sur la communication et les outils de promotion. Pour le concert du 27 octobre à la Lune des Pirates, Sylvain Parfait alias Crafito a réalisé un film afin d’en ressortir un DVD Promo qui nous servira, avec notre album, à démarcher les tourneurs et les diffuseurs. Un site Internet complet sur le groupe est également opérationnel. Greg : On entame un nouveau cycle grâce à ces derniers outils. Notre objectif est désormais de tourner un maximum hors de la région. D’un point de vue professionnel, nous sommes pratiquement tous intermittents et par ailleurs nous sommes conscients qu’il est difficile de vivre avec un groupe dans un style aussi alternatif. Mais nous avons surtout un vrai plaisir et une passion à communiquer et nous irons au maximum de cette aventure humaine et musicale. Contact Kom & Admin // Claire Defarcy : promo@lalune.net Web : www.myspace.com/redfishdubsyndrom http://wwwredfishdubsyndrom.free.fr |
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